De l’incertitude de l’avenir…

De l'incertitude de l'avenir...

« La source de la peur est dans l’avenir, et qui est libéré de l’avenir n’a rien à craindre. »
Milan Kundera

Il me manque un peu ce temps où on ne s’inquiétait pas de l’avenir. Ou l’échéance la plus lointaine était le devoir de maths qu’on n’avait pas encore commencé et qu’il fallait rendre dans 8 heures. Mais on ne s’inquiétait pas parce qu’on savait qu’on trouverait bien un pote sur qui recopier juste avant les cours. Je ne me suis jamais vraiment posé beaucoup de questions sur ce que me réservait l’avenir. Je ne suis pas du genre à me bercer d »illusions. Enfin, je ne suis plus.

Ça demande de l’expérience pour comprendre qu’on peut rêver, qu’on peut espérer mais l’avenir est aussi aléatoire que les numéros gagnants de l’Euromillions. Cela n’empêche qu’on s’est tous dit « à 25 ans je serais cela, je ferais ceci, je vivrais là », « à 30 ans, je travaillerais là, j’aurais visité tel endroit ». Et en fin de compte, personne (enfin presque personne) n’a réussi à faire ce qu’il a dit qu’il ferait à tel âge, n’a accompli ce qu’il a espéré qu’il accomplirait. Y compris moi.

Je le vis très très bien. Je suis tellement reconnaissante pour énormément de choses, mes réussites comme mes échecs, mes joies comme mes blessures. En temps normal, je ne m’inquiète pas de savoir ce que réserve l’avenir proche ou lointain.Je suis comblée.

MAIS il y’a toujours de temps en temps un « petit » obstacle qui surgit, cette contrariété qui remet tout en cause, cette échéance qui nous angoisse. Contrariété souvent passagère mais de grande importance. Et là, on a envie de savoir. « Où serais-je dans une semaine ? Dans 6 mois ? Dans 3 ans ? ». C’est dans ces moments là que j’ai encore plus envie que d’habitude d’atteindre la trentaine.  La plupart des femmes redoutent cette période. La trentaine. Et moi je l’attends de pieds fermes. Est-ce que tout y est moins compliqué ? Tout y est forcément moins compliqué. Il ne peut pas en être autrement. Il le faut.

Je n’ai jamais refusé de me battre. Enfin je reformule, même s’il y a eu des périodes sombres, je n’ai plus jamais refusé de me battre. Mais se battre continuellement jusqu’à la fin de sa vie, cela doit être épuisant non ? Je suis déjà fatiguée maintenant. Je ne parle pas de se battre pour quelque chose, mais de se battre contre quelque chose. Il est vrai que les soucis ne prennent pas de RTT. Mais savoir que quelque chose de « plus simple » nous attend plus tard permettrait de les affronter plus facilement.

Mais bon, c’est sûrement l’angoisse qui parle, la fatigue nerveuse. Demain est un autre jour il paraît. Demain c’est loin.



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